La CITE a été
élaborée par l’UNESCO au début des années 70 pour constituer un instrument de classement permettant de rassembler, de compiler et de mettre en forme les statistiques de l’éducation, tant dans les différents pays que sur le plan international (UNESCO, 1976). Elle a été approuvée par la Conférence internationale de l’éducation à Genève en 1975, puis par la
Conférence générale de l’UNESCO quand celle-ci a adopté la Recommandation révisée relative à la normalisation internationale des statistiques de l’éducation à Paris en
1978. Pour
faciliter l’expression, cette première version de la CITE sera appelée « CITE 78 ».
Dès sa
conception, l’objectif de la CITE 78 était d’offrir un cadre taxinomique intégré
et cohérent pour la collecte et la présentation de statistiques de l’éducation
qui soient comparables sur le plan international. Plus précisément, elle
voulait offrir un cadre de description statistique global de l’éducation et des
systèmes d’apprentissage de l’époque, associé à un jeu de paramètres dûment
déterminés d’un intérêt primordial pour les décideurs aux fins des comparaisons
internationales en matière d’éducation.
Comme toute
taxinomie, la CITE 78 reposait sur deux grandes composantes :
(1)des concepts et des définitions arrêtés d’un
commun accord sur le plan international et (2) des variables transversales.
L’apparition
des premières difficultés
Dès le début
des années 90, l’expérience acquise au fil des ans par les autorités nationales
et les organisations internationales (dont l’UNESCO, mais aussi l’OCDE et
l’Office statistique des Communautés européennes – Eurostat – dans leurs
travaux sur les indicateurs de comparaison des systèmes éducatifs) qui appliquaient
la CITE 78 a montré qu’il fallait la mettre à jour. Cette révision était
nécessaire pour faciliter la compilation
et la
comparaison des statistiques de l’éducation à l’échelle internationale et pour
l’adapter à l’évolution de l’éducation dans les différentes régions du monde.
On peut citer notamment
la
multiplication et l’essor de différents types d’enseignement et de formation
professionnels, le développement de l’enseignement à distance et d’autres
dispositifs éducatifs liés aux nouvelles technologies, ainsi que la diversité
croissante des prestataires d’éducation.
Une lente mise en
œuvre du processus de révision
Dès juin 1992,
un premier groupe d’experts a été réuni à cette fin par le directeur général de
l’UNESCO pour procéder à un examen préliminaire de la CITE et pour déterminer
dans quels secteurs une révision s’imposait. Le Secrétariat de l’UNESCO a
ensuite adressé un questionnaire aux États membres leur demandant des
observations et suggestions complémentaires.
Les réponses,
qui ont confirmé la nécessité d’une révision, contenaient des suggestions quant
aux secteurs à affiner et aux nouveaux concepts à prendre en considération. En
1993, la Conférence générale a donc invité le Directeur général, notamment «
à parachever la révision de la CITE d’ici 1995 ou 1997 ». Entre
1993 et 1995, deux réunions d’experts ont essayé sans grand succès de faire
avancer cette révision en définissant des priorités. Faute de moyens et de
mobilisation suffisante de compétences, l’UNESCO peinait à lancer réellement
cette révision alors qu’il était très important que ce soit l’UNESCO, créateur
de la CITE 78, qui en ait la charge. Elle seule en effet a la légitimité des
comparaisons touchant l’ensemble des pays du monde.
Cependant, un
plan d’action a été présenté à la Conférence générale de l’UNESCO de 1995. Il
couvrait la période allant jusqu’à la session suivante de la Conférence
générale, en octobre 1997. En souscrivant à ce plan, la Conférence générale
priait le Directeur général « d’inviter les États membres et organisations
internationales intéressés, et en particulier l’Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE), à constituer
une équipe restreinte de spécialistes de l’éducation qui serait chargée
de s’occuper de l’affinement des indicateurs relatifs aux divers types
de programmes éducatifs ; d’apporter à cette équipe restreinte tout
l’appui nécessaire pour qu’elle puisse présenter au conseil exécutif
un rapport intérimaire à l’automne de 1996 et des propositions au
printemps de 1997 ; et enfin de veiller à ce que la version
révisée du manuel de la CITE lui
soit soumise en octobre-novembre 1997 ».
Ainsi une
stratégie claire était finalement définie
L’adoption de
la CITE 97
plus à jour.
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