le processus
métaphorique :
La comparaison explicite ce que la métaphore laisse
implicite. Celle-ci tend à instaurer dans le discours poétique un signifié
nouveau. Ceci est dû au mécanisme intérieur de la métaphore. Dans une phrase
comme celle de Hobbes :’’l’homme est un loup pour l’homme ‘’nous avons la
constitution d’un signifié autre que celui dénoté par le message linguistique.
Ce signifié dépasse le niveau linguistique superficiel qui est ‘’l’animalité de
l’homme ‘’ vers un autre niveau plus profond la connotation qui est "la combativité" de la condition humaine’’. On peut schématiser
ce processus comme suit :
Signifiant –=========== Signifié1 –===============
Signifié2
le signifié 1 se situe dans le seul niveau
syntagmatique, le signifié2 se situe, quant à lui, dans le niveau paradigmatique. Au signifié premier se
substitue un autre signifié qui n’appartient pas au niveau linguistique mais
qui se forge selon un processus bien déterminé.
Entre le signifié 1 et le signifié 2 s’intercale un
ensemble de sèmes qui sont eux-mêmes à la base de l’apparition du Signifié2. Ce
signifié est connoté culturellement et idéologiquement.
Métonymie
et synecdoque :
Les figures de métonymie et de synecdoque sont dues au rapport de coappartenance
existant entre les sèmes constitutifs des deux éléments de la figure. La
métonymie consiste ‘’dans la désignation d’un objet par le nom d’un autre objet
qui fait comme lui un tout absolument à part,* mais qui lui doit ou à qui il
doit lui-même plus ou moins, ou pour son existence, ou pour sa manière d’être’’
(1)
La synecdoque quant à elle consiste ‘’dans la désignation d’un objet par le nom d’un autre objet avec lequel il forme un ensemble, un tout, ou physique ou métaphysique, l’existence ou l’idée de l’un se trouvant comprise dans l’existence ou dans l’idée de l’autre’’(1).
Les éléments constitutifs de ces deux figures sont le comparant et le comparé ; l’intersection sémique définit si l’un a affaire à la synecdoque ou à la métonymie. D’après Jean-Michel Adam on peut schématiser l’organisation sémique de ces deux figures en question comme suit.
niveau
|
Synecdoque et Métonymie
|
Niveau de la signification
Signifiant ==- Signifié
|
Inclusion dans un ensemble sémique
Comparant==== Comparé
|
Plan de la désignation
Signe ======== référent
|
Coappartenance à une totalité matérielle
|
La métonymie et la synecdoque sont liées avec l’ordre syntagmatique du discours ; leur actualisation consiste par une opération double : d’ abord sélection des sèmes en commun, puis combinaison de ces sèmes dans le discours. Le signifié de la métonymie et de la synecdoque se situe au seul niveau syntagmatique. Il est produit par l’organisation sémique du message. La métaphore, par contre, dépasse le niveau syntagmatique et substitue au signifié produit par l’ordre du syntagme un autre signifié qui est d’ordre paradigmatique.
pierre Fontainier, les figures du discours, champs Flammarion, p.79
Jean-Michel Adam, linguistique et discours littéraire, la sse université, p. 147
fontenier, les figures du discours, champs
Flammarion, page 79.
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